Située dans le périmètre dynamique de l’agglomération Lausanne–Morges, Pully évolue depuis plus de vingt ans à un rythme mesuré mais constant. Son tissu bâti se densifie, les usages du territoire s’intensifient et se transforment et, peu à peu, c’est toute la manière de vivre la ville qui se redessine.
Pour accompagner ces évolutions, la Municipalité a engagé, à travers la démarche « Pully 2040 », la mise à jour de ses instruments de planification, à savoir le Plan directeur communal et le Plan d’affectation communal. L’objectif est de doter la Ville d’un cadre cohérent et actualisé pour guider l’évolution de son territoire.
Initiée en 2023, cette démarche associe la population et la société civile. Des actions ciblées seront menées tout au long du processus afin de mieux comprendre les usages du territoire et d’intégrer les attentes des habitantes et des habitants.
La Ville de Pully entend poursuivre son évolution dans une perspective plus durable. Avec la démarche « Pully 2040 », la Municipalité cherche à concilier des objectifs parfois perçus comme contradictoires : développement et qualité de vie, attractivité et sobriété, proximité et ouverture. Elle dessine la vision d’une ville où les distances se raccourcissent, où les espaces bâtis et ouverts gagnent en qualité et où la transition écologique se traduit par des réalisations concrètes.
Cette vision s’articule autour de trois axes :
Relier : la Ville des continuités
Les rues, les rives, les cours d’eau et les lisières forestières deviennent les fils conducteurs du territoire. Ensemble, ils dessinent une trame vivante, fraîche et riche en biodiversité. Ces continuités ne servent pas seulement à structurer la ville : elles accueillent également les mobilités, tout en offrant des lieux de rencontre et de respiration.
Rapprocher : la Ville de la proximité
L’objectif est simple : permettre à chacune et chacun de trouver, près de chez soi, des lieux de vie de qualité. Des espaces accessibles réunissant services de base, commerces, crèches, espaces publics végétalisés et activités culturelles. Une ville où le quotidien se vit à échelle humaine, et où le lien social trouve naturellement sa place.
Préserver et valoriser : la Ville des ressources
Le territoire constitue une richesse à partager : sols, paysages, biodiversité. Dans un contexte de densification, il devient essentiel de les préserver et de les considérer comme des biens communs. Ces ressources ne sont pas seulement à protéger, elles sont aussi à valoriser : circuits courts, accès à la nature, ancrage local. Autant d’atouts pour renforcer à la fois l’autonomie et l’identité du territoire.
La démarche « Pully 2040 » se structure autour de quatre volets complémentaires.

La révision des outils d’aménagement du territoire (Plan directeur communal et Plan d’affectation communal) en cours est un travail de longue haleine qui vise à assurer un développement harmonieux de la commune à l’horizon 2040. En attendant de pouvoir disposer d’une nouvelle réglementation en matière de construction, la Municipalité a mis en place une zone réservée, aujourd’hui approuvée par le Canton.
Cet outil sert à limiter – voire à interdire provisoirement – les constructions en zone à bâtir, afin de permettre à l’Autorité communale de définir avec sérénité les lignes directrices de sa politique en matière d’aménagement du territoire.
Dans le cas de la Ville de Pully, la zone réservée n’a pas pour vocation de mettre le territoire sous cloche. Les nouveaux projets sont toujours possibles selon les règles en vigueur et sur l’ensemble du territoire. Ils doivent néanmoins se conformer à des règles additionnelles.
Les nouvelles dispositions que la Municipalité applique de manière transitoire proviennent des demandes formulées par le Conseil communal dans le cadre d’une motion déposée en mars 2023. Elles concernent, d’une part, la préservation de la pleine terre (maintien de 50% de surface de sol non artificialisé en surface et en sous-sol sur la parcelle) et, d’autre part, la protection des bâtiments présentant des qualités patrimoniales (conservation des bâtiments et des sites recensés en note *3* au recensement architectural vaudois).
Ces dispositions sont appliquées pendant toute la durée de la zone réservée et jusqu’à la mise en vigueur du nouveau Plan d’affectation communal et du nouveau règlement sur les constructions qui l’accompagne.

► Qu’est-ce qu’une zone réservée ?
La zone réservée est un outil d’aménagement du territoire au même titre qu’un plan d’affectation. Elle est définie par l’article 27 de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT) et l’article 46 de la loi cantonale sur l’aménagement du territoire et les constructions (LATC).
Une zone réservée communale permet de suspendre ou de limiter la constructibilité d’un secteur sur lequel des plans d’affectation doivent être révisés, modifiés ou élaborés. Elle équivaut à une affectation temporaire.
► Qui est concerné et quels sont ses effets ?
Comme tout plan d’affectation, la zone réservée est contraignante pour les propriétaires. La zone réservée limite de manière temporaire les droits de construire sur les parcelles comprises dans son périmètre. Pendant sa durée de validité, elle prime sur toutes les dispositions antérieures, notamment celles des règlements communaux qui lui sont contraires.
Les nouveaux projets seront toujours possibles selon les règles actuellement en vigueur, mais devront en plus respecter les règles de la zone réservée.
► Quel est son périmètre ?
Le périmètre de la zone réservée s’étendra sur la majorité du territoire communal. Elle s’applique à toutes les zones constructibles du plan d’affectation communal actuel, soit les zones de forte, moyenne et faible densité, ainsi que la zone villa. Les parcelles constructibles en zone d’utilité publique en sont exclues.
La zone réservée s’applique également à une majorité de plans d’affectation de détail. Ne sont en revanche pas concernés les plans d’affectation destinés à l’utilité publique, ceux situés au centre-ville, ainsi que ceux qui sont en vigueur depuis moins de 15 ans.
► Quelle est la procédure de mise en vigueur ?
Equivalant à un plan d’affectation, la zone réservée suit la procédure usuelle prévue par la LATC. La Commune établit son projet, qui comprend un plan, un règlement, ainsi qu’un rapport d’aménagement démontrant sa conformité au droit.
Après examen et validation par la Direction générale du territoire et du logement (DGTL), la zone réservée est mise à l’enquête publique, puis soumise à l’adoption du Conseil communal et enfin à l’approbation du Département cantonal compétent.
► A partir de quand déploie-t-elle ses effets ?
La zone réservée déploie ses effets dès sa mise à l’enquête publique, comme le prévoit l’article 49 LATC. Dans les faits, la Municipalité applique la zone réservée depuis 2023 pour les nouveaux projets, comme l’autorise l’article 47 LATC.
► Quelle est sa durée de validité ?
La validité de la zone réservée est de 5 ans à compter de la date de son approbation par le Département. Ce délai peut être prolongé au maximum de 3 ans, pour autant que les circonstances le justifient.
Dans l’intervalle, la zone réservée devient caduque lorsque le nouveau plan d’affectation communal et son règlement entrent en vigueur.
Au-delà de sa durée de validité et sans nouvelle affectation approuvée durant la validité de la zone réservée, l’affectation du sol en vigueur au moment de l’introduction de la zone réservée est rétablie automatiquement.
Les sols subissent une grande pression, aussi bien en milieu agricole qu’en milieu urbain. Dans les deux cas, cette pression correspond à un besoin grandissant de surface pour supporter les activités humaines. Or, les sols sont également une composante à part entière des espaces naturels et du paysage. Ils remplissent des fonctions écologiques essentielles ; ils servent notamment d’habitat pour de nombreuses espèces animales, végétales et les micro-organismes, et permettent l’infiltration et l’évaporation des eaux.
La durée de formation d’un sol se compte en milliers d’années. Tenant compte de ce processus très long, il est en principe considéré que cette ressource est non renouvelable. Lorsqu’un sol est construit en sous-sol ou en surface, il ne peut plus remplir aucune autre fonction que celle à laquelle il a été dédiée, c’est-à-dire de support à la construction. Ce sol construit, même s’il est recouvert d’une certaine épaisseur de terre, n’est par exemple plus en mesure d’absorber les eaux de pluie, de stocker du CO2 ou d’accueillir d’arbres majeurs capables de développer de grandes couronnes végétales et de larges systèmes racinaires.
A long terme, cela peut engendrer diverses conséquences telles que l’augmentation du ruissellement, des risques d’inondation ou de glissement de terrain, la disparition de la biodiversité ou l’appauvrissement des sols, l’augmentation des îlots de chaleur urbains, etc.
L’introduction d’un coefficient de pleine terre permet de répondre à cet enjeu en encourageant les développeurs à privilégier des constructions compactes, notamment en sous-sol, sans limiter la constructibilité des parcelles en surface.
Dans la zone réservée, la pleine terre est définie de manière stricte, c’est-à-dire comme étant la partie de la parcelle dont le sol est :
Les réseaux souterrains d’équipement (eau, électricité, gaz, fibre) ne sont pas pris en considération lors du calcul du pourcentage de pleine terre car ils n’ont à priori pas d’impact significatif sur les fonctions des sols citées précédemment.
Cette définition sera précisée dans le cadre de l’élaboration du PACom et sera complétée par des mesures qualitatives.
Pour plus d'informations
Une bande dessinée qui vulgarise les qualités des sols
Un site internet qui regroupe des informations sur les fonctions de sols
Le patrimoine bâti d’importance locale a longtemps été moins considéré, et par conséquent moins étudié, que le patrimoine national ou régional. Pourtant, il est bien plus présent dans le paysage urbain et raconte l’évolution du territoire. Par ailleurs, la définition du patrimoine englobe aujourd’hui bien plus que le seul bâtiment, elle comprend également des éléments non bâtis tels que les abords ou le site.
Comme le relève le centre national d’information sur le patrimoine culturel : « qu'ils soient destinés à l'usage privé ou public, les bâtiments et leurs alentours constituent le cadre physique de la vie sociale d'une localité et déterminent ensemble l'image d'une commune ou d'un site construit. ». Le patrimoine bâti reflète les valeurs et les besoins des générations précédentes, tandis que les constructions contemporaines reflètent les valeurs et les besoins actuels.
Le défi du développement urbain est de concilier l’héritage architectural et les besoins actuels de nombreuses parties prenantes, afin de créer des lieux où il fait bon vivre et qui renforcent l'identité commune. Les deux logiques, « faire durer le patrimoine » et « faire la ville sur la ville », peuvent parfois paraître contradictoires. Mais elles forment un tout.
A Pully, le patrimoine est soumis à une forte pression. Il nécessite des rénovations ou des assainissements énergétiques, ce qui pousse parfois les propriétaires à envisager une démolition-reconstruction plutôt que le maintien des bâtiments existants. Faire converger préoccupations patrimoniales et objectifs du développement durable ne va donc a priori pas de soi.
C’est sans tenir compte de la question de l’énergie grise, qui comprend l’ensemble de l’énergie nécessaire pour la construction du bâtiment, de la mobilisation des matériaux, leur transport jusqu’à leur mise en place dans la construction, ainsi que leur destruction. La démolition et le remplacement d’un bâtiment existant par un nouveau consomment de l’énergie, génèrent des gravats qu’il faut évacuer, stocker et, le cas échéant, traiter, et suscitent l’exploitation de nouveaux matériaux. Au-delà de son intérêt culturel, le bâtiment a également un intérêt matériel à être préservé.
La conservation de la « substance », qui confère son authenticité au bâtiment ou au site, incite au respect et au réemploi des structures et des matériaux. Les bâtiments anciens sont souvent construits et restaurés avec des matériaux traditionnels, dont l’extraction ou la production sont locales, ce qui limite les coûts de transport et favorise par ailleurs le maintien de savoirs faire locaux.
Par le biais de la zone réservée, puis du nouveau PACom, la Municipalité entend répondre à tous ces enjeux en encadrant les interventions possibles sur le patrimoine. Pour ce faire, elle s’appuie sur le recensement architectural du canton de Vaud, qui est actuellement en révision. La Municipalité entend protéger les bâtiments et les sites ayant obtenu la note *3* dans la cadre de la zone réservée et évaluera la nature des dispositions à prendre pour les notes suivantes dans le cadre de l’élaboration du PACom.
Pour plus d'informations
L’état du recensement architectural sur le guichet cartographique de la commune
Des explications détaillées sur le recensement architectural du canton de Vaud
Le Plan directeur communal (PDCom) fixe la vision et les orientations de l’aménagement du territoire à l’échelle de la commune pour les 15 à 25 prochaines années. Il aborde des thématiques clés comme la nature, le paysage, l’urbanisation, la mobilité, le patrimoine ou encore l’énergie.
Ce document fait office de cadre stratégique : il lie les autorités fédérales, cantonales et communales, mais ne s’applique pas directement aux particuliers. Il sert de référence pour élaborer le Plan d’affectation communal et plus généralement pour l’ensemble des futurs projets d’aménagement communaux.
Le PDCom actuel, entré en vigueur en 1996, a largement dépassé la durée de validité de 15 ans prévue par la législation. Depuis son adoption, le cadre légal a sensiblement évolué, de nombreuses planifications fédérales, cantonales ou régionales ont été révisées et les enjeux environnementaux, climatiques et territoriaux se sont fortement renforcés. Dans ce contexte, une mise à jour du document s’avère aujourd’hui nécessaire.
Plusieurs études et projets menés à l’échelle de l’agglomération et de la Ville ces dernières années offrent déjà une assise solide au travail de révision en cours. Autour d’une vision partagée, le futur PDCom viendra ainsi les consolider, en inscrivant les projets communaux dans la continuité de l’action publique. Il offrira ainsi un cadre cohérent pour l’évolution du territoire à l’horizon 2040.
Le futur PDCom se structurera en quatre axes stratégiques appelés « entrées ». À l’image d’un menu, ces entrées (A, B, C et D) ne sont pas des plats isolés, mais des approches complémentaires d’une même vision. C’est leur combinaison qui compose le projet de territoire dans son ensemble.

A. Vers un territoire reconnecté à ses ressources naturelles
Le PDCom vise à renforcer la place de la nature dans le développement urbain de Pully. Il s’agit de reconnecter les trames écologiques, de préserver les continuités paysagères et de mieux intégrer la biodiversité au sein des quartiers. Cet axe stratégique entend également améliorer la présence du végétal dans les espaces publics, limiter l’imperméabilisation des sols et protéger les ressources naturelles face aux enjeux climatiques. Elle vise enfin à pérenniser et valoriser le secteur agricole des Monts-de-Pully, en reconnaissant son rôle paysager, écologique et nourricier dans l’équilibre du territoire communal.
B. Vers une ville des proximités
Cet axe stratégique cherche à renforcer la qualité de vie quotidienne en développant des quartiers vivants, accessibles et mieux reliés entre eux. Le PDCom prévoit de renforcer l’attractivité du centre-ville, de consolider les centralités de proximité existantes et d’en faire émerger de nouvelles. L’activation des rez-de-chaussée, le développement des espaces publics et une meilleure mise en réseau des quartiers doivent favoriser les rencontres, les usages et les services de proximité.
C. Vers une mobilité décarbonée et adaptée aux usages
Le PDCom ambitionne de faire évoluer les déplacements vers des modes plus durables et complémentaires. Cet axe stratégique vise à encourager la marche, le vélo et les transports publics, tout en améliorant le partage de l’espace-rue et la cohabitation entre les différents usages. La qualité paysagère des axes de mobilité et des espaces publics constitue également un enjeu central afin de rendre les déplacements plus agréables et adaptés aux besoins du quotidien.
D. Vers une évolution contextualisée et qualitative du bâti
Le développement urbain doit s’inscrire dans le respect des qualités patrimoniales, paysagères et architecturales de Pully. Le PDCom cherche ainsi à encadrer l’évolution du bâti de manière cohérente et qualitative, en tenant compte des spécificités des quartiers et des paysages. Cet axe stratégique vise également à accompagner la transition énergétique du territoire, notamment à travers la rénovation du parc bâti et l’intégration des enjeux climatiques dans les futurs projets de construction.
La révision du Plan directeur communal (PDCom), initiée en 2023, a pour objectif de garantir un développement cohérent et maîtrisé du territoire. Dans ce cadre, plusieurs ateliers participatifs ont été organisés, permettant d’associer la population et les acteurs locaux au processus.
À l’issue d’un important travail de diagnostic puis d’élaboration de la vision territoriale, la Municipalité a validé en mars 2026 une première version du PDCom. Celle-ci a été transmise à la Direction générale du territoire et du logement (DGTL) pour un examen préalable, conformément à l’article 18 de la Loi cantonale sur l’aménagement du territoire et les constructions.
La prochaine étape consistera en une mise en consultation publique du projet, prévue au premier semestre 2027. Cette étape importante sera accompagnée d’une large information.
Le Plan d'affectation communal (ou PACom) est l'instrument de planification du territoire qui définit les règles applicables à chaque parcelle pour les 15 prochaines années. Il s’inscrit dans les principes d’aménagement du territoire fixés par les lois et les planifications fédérales et cantonales. Au niveau communal, il sert notamment à concrétiser la vision stratégique définie par la Municipalité dans son Plan directeur communal (PDCom). C’est un document contraignant pour les propriétaires fonciers, qui doivent s’y conformer pour toute demande de permis de construire.
Le PACom se compose d'un ou plusieurs plans, accompagnés d'un règlement. Le plan découpe le territoire en différentes zones et le règlement définit précisément l'affectation (habitation, activités, équipements publics, espaces verts, forêt etc.) ainsi que l'utilisation possible du sol dans ces zones.
Selon le droit fédéral et cantonal, les PACom doivent être révisés environ tous les 15 ans, ou lorsque les circonstances l'exigent, afin de garantir une utilisation adaptée du territoire. A Pully, le plan de zones date officiellement de 1954 et a été modifié, complété et amendé de nombreuses fois au fil des ans, sans jamais avoir fait l’objet d’une révision complète. Le règlement communal a subi des modifications plus importantes, la dernière datant néanmoins des années 2000.
La révision du PACom est nécessaire afin de le conformer à l'évolution du contexte légal et de le rendre cohérent avec le contexte bâti actuel, ainsi qu’avec les objectifs de développement du PDCom.
La présente révision du PACom a pour ambition de revoir de manière approfondie le plan d’affectation et le règlement des constructions. Il vise notamment à les clarifier et les simplifier. Son périmètre comprend l’ensemble du territoire communal, des rives du lac aux Monts de Pully, et intégrera également le périmètre de plusieurs anciens plans d’affectation spéciaux.
Les études pour la révision du PACom ont débuté au printemps 2024. Un diagnostic a été établi et a permis d’élaborer une première ébauche de plan et de règlement. Les documents doivent maintenant être précisés pour aboutir à une version finalisée qui pourra être transmise au Canton pour examen préalable.
Cette première étape est prévue pour l’année 2027. Une fois les services cantonaux consultés, le PACom pourra être déposé à l’enquête publique à l’horizon 2028, puis soumis au Conseil communal pour adoption, avec pour objectif une mise en vigueur à l’horizon en 2030.
La Municipalité souhaite associer étroitement la population et les acteurs de la société civile aux réflexions sur le développement territorial. Elle entend proposer à cet effet différents temps d’échange — ateliers participatifs, séances d’information, consultations publiques — avec une intention claire : écouter celles et ceux qui vivent le territoire au quotidien.
Ces échanges doivent permettre de recueillir les ressentis, les visions et les attentes concrètes. Cette expertise citoyenne constitue un apport précieux qui vient enrichir les analyses techniques, en consolidant le diagnostic territorial et les orientations du projet de territoire.
La population et les sociétés locales de Pully étaient conviées à une première soirée de concertation. Une centaine de personnes a répondu à l’appel, preuve de l’intérêt marqué des Pulliérannes et Pulliérans pour leur ville.
Après une courte présentation de l’organisation de la soirée, le travail en groupes a commencé, réparti autour de trois secteurs : Sud, Centre et Nord.
Dans un premier temps, les participantes et participants ont répondu à une série de questions sur leur vécu et leurs perceptions de la ville. Puis, dans un second temps, il leur a été demandé de s’imaginer en 2040 et de décrire comment ils souhaiteraient vivre à Pully.
La Direction de l’urbanisme et de l’environnement et les mandataires ont ainsi pu recueillir une multitude d’informations : ce qui est apprécié (la taille humaine de la commune, le cadre de vie), ce qui suscite des inquiétudes (crise environnementale, évolution sociale, vieillissement, décroissance économique, diminution des services), les lieux qui comptent pour les habitants, et les attentes pour l’avenir, comme des voies cyclables sécurisées ou des lieux de rencontre conviviaux.
Une deuxième soirée d’échange a été organisée avec la population. Si la première soirée avait invité les habitantes et habitants à partager leurs expériences et leur vécu du territoire, cet atelier s’est concentré sur des thématiques plus ciblées.
Après un rapide retour sur les points saillants de la première rencontre et la présentation du travail en cours mené par la Direction de l’urbanisme et de l’environnement en collaboration étroite avec les mandataires, les tables de discussion ont ouvert leurs échanges avec la soixantaine de participantes et participants.
Les personnes présentes ont été invitées à se pencher sur les dynamiques autour des centralités et des espaces ouverts, ainsi que sur les déplacements entre ces sites, que ce soit en transports publics ou en mobilité active (vélo, trottinette, marche, etc.). Elles ont pu exprimer leurs attentes concernant ces espaces, signaler les manques, et préciser les trajets empruntés en soulignant les améliorations souhaitées.
Ces contributions ont permis notamment de compléter et d’affiner les orientations du futur PDCom, en précisant les enjeux de proximité et de mobilité qui structureront Pully dans les années à venir.