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Vues de Pully d'hier...

Pully dans l'histoire

La plus ancienne présence de vie humaine à Pully remonte à l’époque néolithique, avec « l’homme de Chamblandes ». En effet, c’est sur la terrasse de Chamblandes qu’ont été découvertes une centaine de sépultures datant de 3700 ans avant J.-C. et constituant alors l'une des plus considérables nécropoles découvertes en Suisse.

A l’origine, nous supposons que Pully doit son nom à Paulacius (ou Paulius), propriétaire d’une somptueuse Villa romaine, noyau historique de la commune. La Villa romaine était située sur une hauteur proche des rives du Léman, ce qui lui permettait, dès le XIIIe siècle, de servir d’intermédiaire entre les communications Nord-Sud grâce au port.

Ci-dessous, une proposition de restitution de la Villa de Pully au début du 2e siècle ap. J.-C.


A pavillon en hémicycle

B thermes

C cour intérieure avec bassin ornemental

Une fresque de 15 mètres de long représentant des scènes de courses de chars a été retrouvée sur le pavillon en hémicycle de la Villa.

Au XIVe siècle, la souveraineté sur le village et son territoire est partagée entre l’évêque de Lausanne et la famille du Compte de Genève.

Le plus vieux document déterminant la communauté de Pully comme personne juridique ayant ses droits propres et ayant obtenu la faculté de les faire reconnaître date de 1331. Il s’agit d’une série de documents médiévaux sur parchemin notant l’acquisition d’un terrain appelé « Rovéréaz », situé le long du vallon de la Chandelar, par la communauté du village de Pully.

Durant les guerres de Bourgogne, entre 1475 et 1477, le canton de Vaud est envahi par les Conférés. L’évêque de Lausanne resta cependant l’allié de Charles le Téméraire. Puis en 1536, le canton fut conquis par Berne et Fribourg. Cette conquête mena à la reforme. Le gouvernement de Berne s’emparât du Prieuré à Pully.

Un siècle plus tard, la peste, qui sévissait et ravageait le monde entier, emporta plusieurs centaines de Pulliérans entre 1629 et 1638.


Bâtiments du Prieuré (date inconnue)

Bonaparte délivra le canton de Vaud des Bernois en 1798 après deux siècles et demie d’occupation. Les bâtiments du Prieuré furent confisqués et devinrent la « maison nationale » sous la République Helvétique. Ces locaux servirent de refuge aux troupes françaises qui devaient gagner l’Italie par le col du Grand-Saint-Bernard et remporter la victoire de Marengo en 1800. Ils firent ensuite mis en vente.

L’empereur français offrit au canton de Vaud, en 1803, sa première constitution, parallèlement à son entrée dans la Confédération suisse. En cette même année se déroula l’élection de la première municipalité de la commune.

Après bien des polémiques, la commune de Pully acheta ces biens nationaux. Ils devinrent le centre de la vie politique et sociale de la communauté. Le village comptait alors 910 habitants. Ce nombre augmenta à 6’631 en 1934 pour atteindre plus de 17'000 habitant en 2010. Le charme de la région, la situation privilégiée de la ville ainsi que les grandes facilités de communication entre toutes les parties du territoire et les localités voisines sont tout autant de facteurs ayant menés à cet afflux.

Au Moyen Âge, Pully était déjà riche en vignobles. L’activité de vigneron représentait la part la plus importante de la vie économique, bien que la plupart des vignes appartenaient à l’Eglise.

Au fil des décennies, la ville devint le domicile de plusieurs personnalités tel l’écrivain et poète vaudois C.-F. Ramuz, le général Guisan (commandant en chef de l’armée suisse de 1939 à 1945), le philosophe Arnold Reymond ainsi que nombre de peintres, musiciens, hommes de sciences ou poètes qui ont contribué au rayonnement de la ville.

C.-F. Ramuz
(1878-1947)
Général Guisan
(1874-1960)
Collège Arnold Reymond, nom donné en hommage au philosophe

Sobriquet des Pullliérans

L'habitant,e de Pully est le Pulliéran, -e. Le sobriquet des Pulliérans est les "gonfles"!

Pour Charles Roux, in "Noms et sobriquets des Vaudois" (éd. Cabédita, Collection Archives vivantes), la Jeunesse distribuait, lors des Fêtes de Pully (sorte de fête des vendanges locale), trois médailles aux plus belles gonfles (ou gonflée : être en état d'ivresse, prendre une cuite) de la journée. D'où l'appellation de la localité: Pully-les-Gonfles.



Ce rapport avec le plaisir de partager un bon moment devant un verre de vin se retrouve bien avant dans les pratiques d'un ancien groupe local qui, à la fin du XVIIIe siècle, se donnait le titre de "Régiment Royal Ivrogne". Sévissant dans tout Lavaux, cette troupe semble avoir essentiellement recruté ses effectifs dans notre localité. Et lorsque un jeune Pulliéran, s'étant enivré, se cassait un soir le nez en rentrant à la maison, l'association lui envoyait, le lendemain, un diplôme relatant les circonstances de cet événement (Les grands moments de Pully, Samuel Dubuis et André Schmutz).